• Falaise de Bandiagara en pays Dogon, Mali 2007

    Inscrit au Patrimoine Mondial de l'UNESCO en 1989

     

    Le site des falaises de Bandiagara du pays Dogon est un vaste paysage culturel qui couvre 400 000 hectares et comprend 289 villages répartis entre les trois régions naturelles : plateau gréseux, falaise, plaine (plus des deux tiers du périmètre classé sont occupés par le plateau et les falaises).

    Les communautés du site sont essentiellement des Dogon dont la relation étroite à leur environnement s’exprime dans ses traditions et rituels sacrés.

    Le site du pays dogon est une région impressionnante de formation géologique et environnementale exceptionnelle. L’occupation humaine de la région, avérée depuis le Paléolithique, a permis le développement et l’intégration harmonieuse au paysage de cultures matérielles et immatérielles riches et denses.

    Les Dogons seraient partis du Mandé, région située au sud-ouest du Mali au XIVe siècle pour éviter l'islamisation. Ils se seraient installés à Kani Bonzon avant de se disperser sur trois sites que sont la Falaise de Bandiagara, le plateau (région de Sangha) et la plaine.

    Cette falaise était alors habitée par les Tellem, portant aussi le nom de Kurumba. D'après les Dogons, les Bana ont précédé les Tellem, il s'agirait des Toloy.

    Même s'ils ont longtemps subi la domination des divers peuples ayant créé de grands empires ou royaumes, les Dogons ont toujours su conserver leur indépendance grâce à la difficulté d'accès à leurs territoires montagneux isolés. Les Dogons luttèrent farouchement contre les Mossis à l'époque de l'empire Sonhrai, puis contre les Peuls à partir du XVIIe siècle. Les Dogons et les Soninkés sont très liés, les Dogons étaient parfois influencés culturellement et linguistiquement par les Soninkés dont certains se sont mélangés aux Dogons lors de leur grande dispersion après la chute de l'empire du Ghana.

     

    SOMMAIRE

    La Falaise de Bandiagara et ses villages

    L'architecture des villages des falaises de Bandiagara

    L'impressionnante Falaise de Bandiagara

     

    Falaises de Bandiagara

    Falaises de Bandiagara en pays Dogon, Mali 2007

    Pour en savoir plus : http://whc.unesco.org/fr/list/516

  • Inscrit au Patrimoine Mondial de l'UNESCO en 1989

    Lieux privilégiés, les sanctuaires totémiques (binu) sont d’une grande variété : certains, dans des cavernes, perpétuent sans doute, des  lieux de culte Tellem ; d’autres, bâtis en banco, sont semblables aux maisons. Les plus vénérés sont à la charge du Hogon, prêtre d’un ou de plusieurs villages vivant seul, sous l’inspiration du serpent Lebè, dont le totem est souvent sculpté près de la porte de sa demeure.

    En raison de phénomènes socio-économiques (exode, scolarisation, développement d’infrastructures), des activités humaines et de la dégradation de l’environnement (variations climatiques engendrant des sécheresses, la désertification ou bien des pluies torrentielles; pression démographique), la population quitte les villages installés sur l’escarpement abrupt pour la plaine au pied des falaises. Une partie des villages les plus inaccessibles n'est donc plus habitée. 

     

    La Falaises de Bandiagara

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  •  Inscrit au Patrimoine Mondial de l'UNESCO en 1989

    Les villages Dogon dans certaines aires culturelles sont composés de nombreux greniers, pour la plupart carrés à la toiture pointue couverte de chaume, la gin’na, ou grande maison de famille, comporte généralement deux niveaux.

    Sa façade de banco, dépourvue de fenêtres est néanmoins percée d’une série de niches et de  portes, souvent ornées de motifs sculptés : des rangées de personnages masculins et féminins symbolisant, le couple gémellaire ancestral.

    L’une des formes les plus caractéristiques du pays Dogon est celle du togu-na, le grand-abri, un hangar qui abrite sous un toit de branchages supporté par des poteaux de bois non équarris, une plateforme où sont disposés des bancs pour les hommes. 

    La shônan, appelé communément Toguna (ou case à palabres), est une construction ouverte érigée en général au centre des villages. Elles sont d'une hauteur insuffisante pour se tenir en position debout de façon à obliger les participants à s'asseoir. C'est le lieu où les sages du villages débattent des problèmes de la communauté, il peut servir également de lieu pour la justice coutumière. C'est aussi et surtout une zone centrale du village, ombragée, où les vieux du village passent les heures chaudes de la journée en parlant les uns avec les autres.

     

    Pour en savoir plus : https://fr.wikipedia.org/wiki/Dogons

    Falaises de Bandiagara

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  • Inscrit au Patrimoine Mondial de l'UNESCO en 1989

    L'architecture dogon est spécifique. La plupart des villages sont implantés dans la falaise, et accessibles par des chemins escarpés qui empruntent les failles du plateau ou par des chemins tout à fait accessibles.

    La case traditionnelle est organisée autour d'une cour, chaque femme ayant son grenier auquel le mari n'a pas accès. Le grenier du mari sert à conserver le mil. Quant à celui des femmes, il sert à conserver les condiments et différents objets. Les greniers sont clairement identifiables par leur toiture en seko (paille), celui du mari étant en général, le plus important.

    Ce milieu hostile et difficile d’accès fut depuis le XVe siècle un refuge naturel qui répondait à une nécessité de défense des Dogon face à des envahisseurs très redoutables. Retranchés dès lors sur le plateau et accrochés au flanc des falaises, les Dogon ont du, grâce à cet abri défensif, préserver leur culture et leurs traditions des siècles durant.

    L’architecture du pays Dogon a su mettre à profit les contraintes physiques du lieu. Que ce soit sur le haut plateau, sur les flancs de la falaise ou dans la plaine, les Dogon ont exploité tous les éléments disponibles sur place pour ériger leurs villages, qui reflètent leur ingéniosité et leur philosophie de la vie et de la mort.

    Cosmogonie Dogon

    Les Dogons croient en un dieu unique, Amma. Il créa la terre et en fit son épouse qui lui donna un fils, Yurugu ou le « Renard pâle ». C’était un être imparfait qui ne connaissait que la première parole, la langue secrète sigi so. La terre donna ensuite à Amma un couple d'enfant jumeaux appelés Nommo. Ceux-ci étaient à la fois mâle et femelle. Maîtres de la parole, ils l’enseignèrent aux huit premiers ancêtres des hommes, quatre couples de jumeaux, nés d'un couple façonné dans l'argile par Amma.

     

    Falaises de Bandiagara

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