• Inscrit au patrimoine de l'Unesco en 1979

     

    Le Palais des 100 colonnes

    Aussi nommé salle du Trône, ce palais, le plus grand de Persépolis, forme un carré de 70 m de côté. Seules les bases des colonnes et les montants des portes ont survécu.

    Deux taureaux colossaux constituent les bases des colonnes principales de 18 m qui soutenaient le toit du portique de l’entrée, au nord du palais. L’entrée se faisait par une porte richement décorée de reliefs. Parmi ces représentations, l’une décrit l’ordre des choses, montrant de haut en bas : Ahuramazda, le roi sur son trône, puis plusieurs rangs de soldats le soutenant. Le roi tient donc son pouvoir d’Ahuramazda qui le protège, et commande l’armée qui porte son pouvoir.

    Le palais est décoré de nombreux reliefs en remarquable état de conservation, représentant des taureaux, des lions, des fleurs et des glands.

    La porte sud du palais présente un relief complètement différent. Il symbolise le soutien apporté au roi par les différentes nations composant l’empire. Les soldats des cinq rangs inférieurs appartiennent en effet à plusieurs nations, reconnaissables à leur coiffe, tenues, et armements. Tourné vers le Trésor, ce message s’adresse plutôt aux serviteurs et leur rappelle ce que les richesses transitant par cette porte servent à la cohésion de l’empire. Des tablettes cunéiformes détaillent les archives des tributs, donnant ainsi un aperçu des richesses ayant transité par ces portes.

    Si les reliefs des entrées nord et sud du palais concernent essentiellement l’affirmation de la royauté, ceux des parties est et ouest présentent comme pour d’autres palais, des scènes héroïques de combats du roi contre le mal.

     

    La garnison 

    Sur le versant est du complexe, entre le palais des 100 Colonnes et la montagne se trouvent de multiples salles formant les quartiers des serviteurs et des soldats, la chancellerie, et des bureaux.

    D’après Quinte-Curce et Diodore, Alexandre aurait laissé sur place 3 000 soldats, ce qui donne une idée des capacités de garnison de Persépolis. Au nord de ces baraquements, on trouve les restes d’une salle qui comportait trente-deux colonnes, dont la fonction n’est pas clairement connue.

     

    Persépolis, IranPersépolis, vue du Kuh-e Rahmat. 

    Persépolis, IranVue sur la garnison et sa salle des 32 colonnes en premier plan, du Palais des 100 colonnes en second plan et de l'Apadana (sous le hangar) en arrière plan.

    Persépolis, IranVue sur la garnison et sa salle des 32 colonnes en premier plan, du Palais des 100 colonnes en second plan

    Persépolis, IranLes vestiges du Palais des 100 colonnes

    Persépolis, IranPorte est du palais des cent colonnes menant à la garnison 

    Persépolis, IranVestiges du Palais des 100 colonnes

    Persépolis, IranTaureau vers le portique nord.

    Persépolis, IranCorniche de style pharaonique égyptien

    Persépolis, IranRelief sud du Palais des 100 colonnes

    Persépolis, IranLe roi tient son pouvoir d’Ahuramazda qui le protège.

    Persépolis, IranRangs de soldats soutenant le roi qui commande l’armée qui porte son pouvoir.

    Persépolis, Iran

    Persépolis, Iran

    Persépolis, IranLa Garde des immortels 

    Les Mélophores, du grec ancien οἱ μηλοφόροι littéralement « les porteurs de pommes », également appelés les Immortels sont un groupe de 10 000 combattants qui constituaient la garde personnelle des empereurs perses. Ce « corps d'élite » imaginé par Cyrus Le Grand, puis réinventé par Darius Ier, est notamment présent dans l'armée que lève Xerxès pour attaquer les cités de la ligue ionienne (alors sous domination perse) qui formeront plus tard la Grèce, lors de la seconde guerre médique en 480 av. J.-C..

     


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