• Pétra, un site nabatéen extraordinaire, Jordanie

    Site inscrit au Patrimoine de l'Unesco depuis le 6 décembre 1985

    L'arrivée des Nabatéens, peuple nomade arabe, remonte probablement au vie siècle av. J.-C., date à laquelle ils entrent en pays d'Édom et prennent le contrôle de Pétra. Les Édomites sont à l'époque partis s'installer dans la région d'Hébron, abandonnant le site. Rapidement, les Nabatéens se sédentarisent dans la région laissée libre.

    La période nabatéenne est mieux documentée que les autres époques de l'Antiquité, mais la plus grande partie des documents étant aujourd'hui tombés en poussière, les sources datant de cette époque sont rares. Quelques dates d'événements gravés dans le grès des murs de la ville permettent de reconstituer l'histoire de cette période.

     

    Pétra, JordanieTombeau à l'Urne à travers les rhododendrons

    Pétra, JordanieTombeau à l'Urne, devenu cathédrale au Ve siècle durant l'époque byzantine

    Haute de 26 m, elle est précédée par une large cour extérieure qu'entourait un portique, dont il ne subsiste aujourd'hui que le côté soutenant la façade. Le tombeau doit son nom à l'urne qui trône à son sommet. Celle-ci était installée sur un fronton soutenu par quatre colonnes de style grec, massives et terminées par des chapiteaux d'architecture purement nabatéenne.

    L'énorme escalier aurait été construit à l'époque byzantine pour permettre l'accès aux croyants. En sortant, on ne manquera pas d'observer les trois ouvertures taillées avec précision dans la roche, trouant la façade entre les colonnes. La niche centrale est fermée par une pierre sur laquelle on peut apercevoir une sculpture représentant un homme mort, la dépouille du même défunt ayant probablement été enterrée dans le tombeau.

     

    Pétra, Jordanie

    Pétra, Jordanie

    Pétra, JordanieLe théâtre romain construit au Ier siècle

    Ce théâtre taillé dans la roche pouvait accueillir de 3 000 à 8 500 personnes, selon les sources. C'était un mélange de roche taillée et de maçonnerie ; il avait un orchestre semi-circulaire et des gradins en trois niveaux superposés en forme de lune croissante. Le théâtre a été découvert en 1961 et exhumé par une équipe d'archéologues américains. Des chambres funéraires enclavées dans le massif rocheux situé derrière le théâtre avaient été mises au jour lors de sa construction.

     

     

    Pétra, JordanieLe Qasr al-Bint, signifiant « le palais de la fille du Pharaon», était un des principaux temples de la cité de Pétra 

    Le monument fut construit à l'époque nabatéenne, vers l'an 30 av. J.-C.. Le bâtiment était haut de 23 mètres dans sa version initiale.

    Contrairement à ce pourrait penser son nom donné par les bédouins, il s'agissait en fait du plus grand lieu de culte de la cité, a priori consacré au dieu Dusares, et peut être également à la déesse Al-Uzza.

    Après la conquête romaine, il est modifié et adapté aux dieux romains, peut-être à Apollon, et conserve une position centrale dans la cité, à l'extrémité de la rue principale (Cardo Maximus) et à proximité immédiate du principal temple romain et du marché.

    Le temple, probablement déjà peu actif et endommagé vers la fin du IIIe siècle, est presque totalement détruit par le tremblement de terre du 19 mai 363 avant d'être vraisemblablement abandonné. Il a été largement restauré au XXe siècle.

     

     

    Pétra, Jordanie

    Pétra, JordanieTombeau d'Aneishu.

    Aneishu (ou Anaishu) est le nom d'un haut dignitaire de la reine Shuquailat II, épouse d'Arethas IV, qui figurait sur la façade au moment des fouilles : c'est pour cela que l'édifice porte cette appellation. Creusé dans une paroi particulièrement accidentée qui tranche avec les parois rectilignes encadrant le Khazneh, le tombeau possède une haute façade comprenant peu d'ornementations.

     

    Après le Khazneh, le défilé s’élargit progressivement et les tombeaux deviennent plus nombreux. Ces tombeaux, dont la façade richement décorée appartient à la catégorie Hégra, imitent les sanctuaires grecs et se caractérisent par la présence de merlons qui couronnent la partie supérieure. Parmi les tombeaux les plus remarquables, il faut citer celui aux 17 tombes. Le long de la « Rue des Façades » d’autres tombeaux, plus anciens, s’étagent sur plusieurs niveaux et s’inscrivent dans une tradition architecturale orientale. 

    Pétra, Jordanie Tombeaux à merlons sur la rue des Façades.

    Pétra, JordanieLes plus anciens tombeaux royaux de la rue des Façades.

    Pétra, JordanieDétail d'un tombeau sculpté

    Pétra, Jordanie

    Pétra, JordanieCes grés de roches déchiquetées, façonnés par le vent et le sable, donnent au site son extraordinaire palette de couleurs qui s’étend du jaune au violet passant par les oranges, roses, rouges, jaunes, verts et bleus. Ces fantastiques couleurs sont dus aux oxydes métalliques contenus dans les grés. Oxydes de fer pour les rouges (comme dans le désert du Wadi Rum), oxydes de cuivre pour les verts et bleus, oxydes de zinc pour les blancs et sulfures pour les jaunes.

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