• Provins et ses nombreux bâtiments religieux classés monument historique

    Ville classée au Patrimoine Mondial de l'Unesco depuis 2001

    14 monuments classés et 41 inscrits aux monuments historiques

     

    La ville de Provins possède de nombreuses églises ou bâtiments religieux dont 5 sont classés monument historique.

     

    Collégiale Saint-QuiriaceCollégiale Saint-Quiriace, XIIe – XVIIIe siècle, classé monument historique en 1840, vu du Boulevard d'Aligre. 

    L'existence de l'église Saint-Quiriace, dont l'origine est antérieure à l'an mille, est attestée en 1019 par l'acte de fondation de la collégiale. Elle accueille tout d'abord des chanoines séculiers auxquels sont adjoints, vers 1135, des chanoines réguliers. Leur cohabitation s'avère difficile et prend fin en 1157 : les réguliers sont transférés dans l'église de la Maison Dieu-Saint-Jacques et les séculiers conservent la collégiale, où ils demeurent jusqu'à la Révolution ; la charte de Henri le Libéral de 1176 donne à cette communauté un nombre considérable de privilèges. 

    collégiale Saint-QuiriaceChevet de la collégiale Saint-Quiriace, XIIe – XVIIIe siècle, classé aux MH en 1840

    L'église a été construite en plusieurs étapes. L'argent venant à manquer, les travaux s'interrompent aux XIVe et XVe siècles. La nef, inachevée, s'élève sur trois niveaux et compte deux travées flanquées de bas-côtés. Le chevet se termine par trois chapelles à l'est. Une salle capitulaire voûtée, servant désormais de sacristie, est construite au XIIIe siècle sur le côté sud.

    Collégiale Saint-QuiriaceCoupole du Chevet de la collégiale Saint-Quiriace, XVIIe siècle

    Cette coupole surmontée d'un lanternon est construite à la suite de l'effondrement du transept, provoqué par un incendie en 1662. En 1836 alors que l'on constate qu'il menace ruine, le dôme est entièrement restauré et fait toujours l'objet de soins attentifs. Il donne à cet édifice massif et puissant un profil tout fait particulier.

     

    Eglise Saint AyoulÉglise Saint-Ayoul, classé monument historique en 1913

    Les reliques de saint Ayoul, découvertes en 996, sont tout d'abord transférées dans un sanctuaire, transformé en prieuré en 1048 par des moines de Montier-la-Celle. Les bénédictins en charge du prieuré cure en font un lieu de pèlerinage, bientôt complété par l'établissement d'une foire dite de Saint-Ayoul en septembre-octobre, au moment de la fête patronale.

    Eglise Saint AyoulUne deuxième église, dont subsistent la tour de croisée et le transept, est élevée au XIe siècle. Le prieuré, presque entièrement détruit par un incendie en 1157, est rebâti et sa dédicace célébrée en 1159.

    Eglise Saint AyoulL'ensemble présente une architecture très variée en raison des remaniements successifs effectués jusqu'au XVIe siècle. Au XVIe siècle, la mésentente entre les moines et les paroissiens conduit à une modification architecturale de l'édifice : les moines occupent le transept et le chevet, les paroissiens la nef et ses bas-côtés, le bas-côté nord étant alors doublé.

    Eglise Saint AyoulPortail royal, Église Saint-Ayoul XIIe siècle

    La façade occidentale est remarquable par la présence de trois portails sculptés, contemporains de ceux de Chartres. Les guerres de Religion et la Révolution ont mutilé le tympan. En 1985, conséquence de la rigueur de l'hiver, le Christ en gloire s'effondre. Le parti est alors pris d'intégrer des sculptures contemporaines, réalisées par Georges Janclos en 1990, dans le décor du XIIe siècle. Au registre inférieur est représentée la Dormition de la Vierge.

    A l'intérieur de l'église Saint-Ayoul :

    Buffet d’orgues, classé monument historique : la partie instrumentale a été classée en 1973, le buffet en 1975

    L'orgue provient de l'ancienne abbaye cistercienne Notre-Dame de Jouy-le-Châtel, détruite à la Révolution française. Il est acheté par la paroisse en 1791 et installé dans l'église après la Révolution. Cet instrument compte 22 jeux. Il a subi plusieurs relevages ; en 1976, les jeux romantiques sont remplacés par les jeux originels.

    Chapelle des Moines, Église Saint-Ayoul XIVe siècle ; Inscrit MH : 1929

    Des fouilles archéologiques menées dans cette partie de l'église réservée aux moines ont permis de mettre au jour les infrastructures de la première église romane ; elle comportait de multiples chapelles en absidioles, ayant été conçue pour être l'un des plus importants centres de pèlerinage des XIe et XIIe siècles. Vendue pendant la Révolution, la chapelle sert de réserve de foin pour les chevaux de la caserne voisine. Les lambris peints de la voûte ont néanmoins conservé leur couleur d'origine.

     

    Abbaye des CordelièresAbbaye des Cordelières classé monument historique en 1846 et 1960, vu du Boulevard d'Aligre

    L'abbaye des Cordelières de Provins est fondée en 1248 par Thibaut IV de Champagne, au moment où le pape encourage la présence des ordres mineurs dans les villes.

     

    Campanile de Notre-Dame-du-Val

     Campanile de Notre-Dame-du-Val, 1540 ; Classé monument historique en 1905

    Lors de la guerre de Cent Ans, le chapître des chanoines de la collégiale du Val se réfugie à l'intérieur de l'enceinte des Osches, enclos de sécurité des foires. Cette tour-porte, édifiée à l'emplacement de l'une des portes de cette enceinte fortifiée, sert alors de clocher à l'église du chapître. Elle en est seul vestige, tous les autres bâtiments ayant été détruits pendant la Révolution. Elle abrite les cloches de l'église Saint-Ayoul.

     

    Eglise Sainte-CroixÉglise Sainte-Croix, XIIIe siècle - XVIe siècle - classé monument historique en 1918

    L'église Sainte-Croix est érigée à l'emplacement de la chapelle Saint-Laurent-des-Ponts, dont le nom évoque la présence de l'eau et des marais ; il n'en subsiste que le pignon en moellons de la façade occidentale, dans lequel s'ouvre une baie en plein cintre. L'église doit son nom à un morceau de la vraie Croix que Thibaud IV aurait rapporté de son pèlerinage à Jérusalem. Incendiée au début du XIVe siècle, elle est reconstruite au XVIe siècle. Le bas-côté nord, doublé en 1519, est orné de colonnes hélicoïdales, cylindriques ou moulurées de baguettes, caractéristiques de l'art flamboyant. Le nouveau chœur, couvert d'un lambris peint, est consacré en 1581. À la suite d'une inondation en 1635, le sol de la nef est surélevé de 92 cm. Sous la Révolution, l'église devient une fabrique de salpêtre et le chœur est transformé en temple de la Raison. 

     

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