• Visité le 29 juin 2018

     

    Trônant dans un jardin, ce palais fut construit par Shâh Abbâs Ier au début du XVIIe siècle et terminé par Shâh Abbâs II en 1647. On l'appelle Palais des 40 colonnes, "chehel Sotun", car les 20 colonnes du portique se reflètent dans un long bassin d'eau rectangulaire bordé par des lions stylisés, emblème de l'imam Ali et symbole royal. Les colonnes soutiennent un superbe plafond de bois peint et marqueté, évoquant la voûte céleste. 

    L'iwan extérieur est tapissé de mosaïques de miroirs. A l'intérieur de chaque côté de l'iwan, des pièces sont ornés de peintures murales idylliques ou illustrant des épisodes célèbres de la littérature persane. Réservée à des réceptions, la salle principale est surmonté de trois coupoles. Elle est décorée de peintures de styles et d'époques différents, inspirées par la miniature traditionnelle ou par le naturalisme européen. Les plus anciennes, à hauteur d'homme et datant du début XVIIe, représentent des couples s'adonnant aux plaisirs du vin et de la musique. Au dessus, six grandes peintures murales datent du XVIIe ou du XVIIIe siècle, époque des Qâdjârs. Vous pourrez découvrir ces peintures très prochainement sur mon blog "Mes Musées".

    Sur les murs extérieur du palais, des ambassadeurs et des personnalités européens ont été représentés par deux peintres hollandais sous Shâh Abbâs II. A l'ouest du jardin se trouve le portail isolé d'une mosquée bâties en 1543.

     

    Le Palais des 40 colonnes Chehel Sotun, Ispahan

    Le Palais des 40 colonnes Chehel Sotun, Ispahan

    Le Palais des 40 colonnes Chehel Sotun, Ispahan

    Le Palais des 40 colonnes Chehel Sotun, IspahanLes 20 colonnes du portique : 3 rangées de 6 plus 2

    Le Palais des 40 colonnes Chehel Sotun, IspahanPlafond peint et marqueté, évoquant la voûte céleste

    Le Palais des 40 colonnes Chehel Sotun, IspahanSuperbe iwan extérieur, tapissé de mosaïques de miroirs

    Le Palais des 40 colonnes Chehel Sotun, IspahanDécoration au sommet de la façade avant du Palais 

    Le Palais des 40 colonnes Chehel Sotun, IspahanCôté droit du palais

    Le Palais des 40 colonnes Chehel Sotun, IspahanCôté gauche du palais

    Le Palais des 40 colonnes Chehel Sotun, IspahanBassin et vue arrière du palais 

    Le Palais des 40 colonnes Chehel Sotun, IspahanIwan arrière du Palais

    Décorations extérieures du Palais côté droit peint par deux peintres hollandais : 

    Le Palais des 40 colonnes Chehel Sotun, Ispahan

    Le Palais des 40 colonnes Chehel Sotun, Ispahan

     

     

    Intérieur du Palais :

    Le Palais des 40 colonnes Chehel Sotun, Ispahan

    Le Palais des 40 colonnes Chehel Sotun, Ispahan Vous pourrez découvrir l'intégralité des peintures très prochainement sur mon blog "Mes Musées".

     

     

     

     

     

     

     


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  • Visité le 28 Juin 2018

    Le pont Khadju, en persan پل خواجو, pol-e khajoo, est le deuxième grand pont d’Ispahan, édifié 50 ans après le Pont Allahverdi Khan. Composé de 24 arches et mesurant 132m de long, il a été construit par le roi séfavide Shah Abbas II autour de 1650, sur les fondations d'un ancien pont. Servant à la fois de pont de barrage et d'écluse, il relie le quartier Khadju sur la rive nord avec le quartier Zoroastrien au sud. Il permet de réguler le courant de la rivière Zayandeh Rud et d'irriguer les jardins proches. Il a également été conçu pour servir de bâtiment et de lieu de réunions publiques.

    Le pont Khadju est un des plus beaux exemples d'architecture persane, construit à l'apogée de l'influence culturelle des séfavides en Iran. La monotonie des arches est allégée par la présence au centre de deux pavillons semi octogonaux de chaque côté du pont dans lequel Shah Abbas et la famille royale se seraient assis pour contempler la rivière.

    Selon l'archéologue américain Arthur Upham Pope et l'explorateur français Jean Chardin, il s'agit du « monument majeur de l'architecture des ponts persans et l'un des ponts les plus intéressants encore existant ». Cette structure était à l'origine ornée de fresques peintes et de frises en faïence colorée. 

    Malheureusement comme pour le Pont Allahverdi Khan, comme souvent ces dernières années, le Zâyendeh Rud était complètement à sec ... les reflets du pont dans l'eau doivent être magnifique mais nous n'aurons pas l'occasion de les voir.

    Le pont Khâdju, Pol-e Khâdju, Ispahan

    Le pont Khâdju, Pol-e Khâdju, IspahanPavillon central semi octogonal au centre du pont dans lequel Shah Abbas se serait assis pour admirer la rivière.

    Le pont Khâdju, Pol-e Khâdju, Ispahan

    Le pont Khâdju, Pol-e Khâdju, IspahanSous le pont, les arches offrent une excellente acoustique, utilisée quotidiennement par des musiciens et des chanteurs.

    Le pont Khâdju, Pol-e Khâdju, Ispahan

    Le pont Khâdju, Pol-e Khâdju, Ispahan

    Le pont Khâdju, Pol-e Khâdju, Ispahan

     

     


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  • Visité le 28 Juin 2018

    Le Zâyendeh Rud, "la rivière qui donne la vie", prend sa source dans les Monts Zâgros. Longue de 270 km, elle n'est pas navigable.Après avoir irrigué la plaine et l'oasis d'Esfahân, elle termine sa course dans les marias aux frontière du désert. Très bien aménagées, ses berges sont un lieu de promenade et de pique-nique pour les Esfahânis. Dans la ville cette rivière fréquemment à sec depuis les années 2000, est enjambé par 11 ponts historiques. Le Pol-e Shahrestân est le plus ancien. 

    Le pont Si-o seh Pol, en persan سی وسه پل, le pont « aux trente-trois arches », ou pont Allahverdi Khan, est en arc à double niveau et mesure 295m de long. C'est l'un des mieux connus de la dynastie des Séfavides (ou Séfévides) (1501-1736).

    Il a été érigé par ordre du premier ministre géorgien de Shah Abbas Ier, Allahverdi Khan, vers 1608. Il se place dans la continuité du Chāhār Bāgh. Avec ses arcades, dans les côtés et dans la base, il offre ainsi une possibilité de promenade à plusieurs niveaux, selon la hauteur de l’eau. Il sert de lieu de passage, mais aussi de barrage pour réguler le cours de la rivière. En le traversant, l’eau produit un effet de grandes fontaines grâce aux emmarchements. À côté se trouve un talār, le « kiosque des miroirs », d’où le souverain pouvait observer la rivière.

    Malheureusement lors de notre visite, comme de plus souvent ces dernières années, le Zâyendeh Rud était complètement à sec, dommage car l'ambiance doit être très différente lorsque la rivière coule.

    Le pont Si-o Seh Pol aux 33 arches, Ispahan

    Le pont Si-o Seh Pol aux 33 arches, Ispahan

    Le pont Si-o Seh Pol aux 33 arches, Ispahan

     

    Le pont Si-o Seh Pol aux 33 arches, Ispahan

    Le pont Si-o Seh Pol aux 33 arches, Ispahan

    Le pont Si-o Seh Pol aux 33 arches, Ispahan

    Le pont Si-o Seh Pol aux 33 arches, Ispahan

    Le pont Si-o Seh Pol aux 33 arches, Ispahan

    Le pont Si-o Seh Pol aux 33 arches, Ispahan

    Le pont Si-o Seh Pol aux 33 arches, Ispahan

     

    Le pont Si-o Seh Pol by night

    Le pont Si-o Seh Pol aux 33 arches, Ispahan

     

    Le pont Si-o Seh Pol aux 33 arches, Ispahan

    Le pont Si-o Seh Pol aux 33 arches, Ispahan


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  • Inscrite au patrimoine de l'Unesco depuis 2012

    Visité le jeudi 28 juin 2018

    L'iwan, ou eivân, sud, qui marque l'orientation vers la Mecque, est décoré de muqarnas monumentaux. Dans les alvéoles, des briques émaillées monochromes sont insérées dans le tapis de briques, et dessinent des noms sacrés (Allâh Muhammad, Ali ...) en écriture koufique.

    Le splendide décor en céramiques de l'iwan, de même que les deux minarets, datent du règne turcoman de Uzun Hassan (1453-1478), alors que les céramiques de la façade datent des Safavides (1531-32).

    A l'intérieur, de part et d'autre de l'iwan sud, se déploient des salles hypostyles, voûtées de coupoles dont le décor en briques est parfois d'une grande variété dans les motifs et leur réinterprétations (étoiles, toiles d'araignée, alvéoles etc). Construites sous les Seldjoukides (XIIe siècle) leur décor est créé de briques nues sans couleur ni fioritures.

      

    L'iwan sud de la mosquée du vendredi, Ispahan

    L'iwan sud de la mosquée du vendredi, Ispahan

    L'iwan sud de la mosquée du vendredi, Ispahan

    L'iwan sud de la mosquée du vendredi, Ispahan

    L'iwan sud de la mosquée du vendredi, Ispahan

    L'iwan sud de la mosquée du vendredi, Ispahan

    L'iwan sud de la mosquée du vendredi, Ispahan

     

    L'iwan sud de la mosquée du vendredi, Ispahan Larges alvéoles décorées de motifs géométriques très simple exécutés en pointillé. A cette époque les stalactites employées sous les Safavides n'étaient pas encore développés.

     

    Décoration à l'intérieur de l'iwan sud :

    L'iwan sud de la mosquée du vendredi, Ispahan

    L'iwan sud de la mosquée du vendredi, Ispahan

     

    Derrière l'iwan se trouve la salle du mehrab construite sous Malik Shâh par Nizâm al-Molk, l'une des rares parties de l'ancienne mosquée à avoir survécu à l'incendie de 1121. Cette salle immense est recouverte d'une coupole de briques. L'inscription à la base de celle-ci date du XIe siècle

    L'iwan sud de la mosquée du vendredi, Ispahan

    L'iwan sud de la mosquée du vendredi, Ispahan Une des trompes coniques au quatre angles de la salle carré créant ainsi un octogone permettant de soutenir la coupole.

    L'iwan sud de la mosquée du vendredi, Ispahan La coupole sud, Gonbad-e Nizam al-Molk, est une coupole sur trompe couronnant une salle carrée. Elle fut érigée entre 1072 et 1092 par le fameux vizir Nizam al-Molk. Son tambour est décoré d'une frise calligraphique en koufique :

    L'iwan sud de la mosquée du vendredi, Ispahan Calligraphie à la base de la coupole datant du XIe siècle

    L'iwan sud de la mosquée du vendredi, Ispahan Le mihrab ou mehrab de la salle est d'époque Safavide.

     


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  • Inscrite au patrimoine de l'Unesco depuis 2012

    Visité le jeudi 28 juin 2018

    La grande mosquée d'Ispahan, appelé aussi mosquée du vendredi, Masdjed-e Djâme, ou vieille mosquée, par opposition à la mosquée du Shâh, a été édifiée à partir du Xe siècle mais a subit de nombreuses modifications au cours du temps et en particulier sous les Safavides. Elle contient les vestiges les plus anciens de la ville et est l'une des mosquée les plus importante d'Iran et même de l'art islamique car elle à l'origine de la conception des mosquées à travers toute l'Asie centrale. Couvrant une superficie de 20 000 m2, elle est reliée à la nouvelle ville par le Grand Bazar de la place  Naghsh-e Jahan.

    La grande mosquée est l'une des architectures les plus complexes des arts de l'Islam. Des fouilles archéologiques ont démontré que, dès la période Buyide, il existait une mosquée de plan hypostyle à l'emplacement actuel de l'édifice. La mosquée est conforme au plan iranien à quatre iwans, avec une salle de prière sous coupole qui devait, à l'origine, être détachée de l'ensemble architectural. Bordée d'arcades sur deux niveaux, elle est entourée d'une multitude de petites salles sous petite coupole.

     

    Histoire

    Près de dix siècles d'architecture se côtoient dans cet édifice qui reprend l'évolution des styles de l'Iran islamique depuis les dynasties Seldjoukides jusqu'aux Qadjars. Chacune d'elle a apporté sa pierre au monument. 

    À la fin du VIIIe siècle, sous les Abbasides, une mosquée de type arabe mal orientée fut construite sur le site d'un temple du feu sassanide. Puis vers 841, les Abbassides en corrigèrent la direction et durent en conséquence la reconstruire partiellement.

    Du Xe au XIIe siècle, les Seldjoukides dominent le monde iranien et permettent le développement d'une nouvelle sensibilité architecturale : un minaret circulaire et non carré, le plan de la mosquée persane où quatre iwans bordent les quatre côtés d'une cour centrale à ciel ouvert, des façades plus monumentales et des espaces intérieurs couronnés par des coupoles, un décor employant le stuc sculpté, les dessins de brique, de l'émail turquoise. Aux salles déjà existantes, les Seldjoukides rajoutent deux salles à coupoles, l'une au sud 1072-1092 (voir l'article suivant), l'autre au nord en 1088.

    En 1121, un incendie provoqué par les Assassins ravage les parties anciennes tout en épargnant les deux salles à coupole. la mosquée est alors reconstruite selon le plan persan avec quatre iwans ouvert sur une vaste cour quadrangulaire. 

    Vers le XIVe siècle les Mozaffarides contribuèrent à la réalisation de la partie est de la mosquée, suivi des Timourides au XIV et XVe siècle et des Safavides du XVI au XVIIIe siècle qui agrandirent la mosquée surtout vers l'ouest. Quant aux Qadjars ils ont ajouté l'entrée principale de ce fameux sanctuaire.

     

    Pour en savoir plus : http://whc.unesco.org/fr/list/1397

    Livre : Guide culturel de L'Iran de Patrick Ringgenberg

     

    La mosquée du Vendredi, IspahanEntrée principale de la mosquée du vendredi

    La mosquée du Vendredi, IspahanPorte de l'entrée principale de la mosquée

    La mosquée du Vendredi, IspahanPréparation des tapis pour la prière du vendredi, le lendemain avec l'iwan sud à droite et l'iwan est à gauche

    La mosquée du Vendredi, IspahanL’iwan sud avec ses minarets, sa coupole (à peine visible ici) et ses muqarnas monumentaux, et l'iwan ouest à droite.

    La mosquée du Vendredi, IspahanL'iwan nord avec le bassin des ablutions au premier plan, date de l'époque Seldjoukide. Ses sobres décors de briques sont du XIIe siècle, mais les céramiques émaillées de son fronton sont modernes, 1958.   

    La mosquée du Vendredi, IspahanL'iwan ouest en rénovation avec les portraits de l'imam Khomeini à gauche, fondateur de la république islamique d'Iran et l'imam Khamanei à droite,  actuel guide suprême de la Révolution islamique, Rahbar en persan.

    Cet iwan fut commencé à l'époque Seldjoukide au XIIe siècle et transformé sous les Timourides au XVe siècle. Son décor de muqarnas et les céramiques de son fronton ont été refait en 1700-1701 sous le règne du dernier Safavide Shâh Husseyn. Son sommet est coiffé d'une guérite destinée à l'appel de la prière.

     

    La mosquée du Vendredi, IspahanIwan Est construit par les Seldjoukides mais son décor de muqarnas et son mihrab sont d'époque Safavide. Derrière cet iwan, une madrasa fut construite en 1367-68 sous les Mozaffarides.

     

    La salle de prière d’Uldjaïtu, juste à droite de l'iwan ouest

    Uldjaïtu, petit-fils de Gengis Khan, hérita de l’un des quatre royaumes issus du partage de l’empire mongol et fonda la dynastie ilkhânide (1256-1335). Il fit construire dans la mosquée une petite salle de prière qui renferme un mirhab considéré comme l’un des plus beaux de l’art musulman. Sculpté dans le plâtre, régi par des proportions fondés en partie sur le nombre d'or, il est une polyphonie virtuose de frises calligraphiques et de motifs végétaux et géométriques. 

     

    La mosquée du Vendredi, Ispahan

    La mosquée du Vendredi, Ispahan                                                     Mirhab considéré comme l’un des plus beaux de l’art musulman

    La mosquée du Vendredi, IspahanPartie supérieure du mirhab orné de calligraphies de stuc et de motifs végétaux et géométriques.

    La mosquée du Vendredi, IspahanUn des deux superbes minbars en bois présenté à côté du mirhab

     

    Salle hypostyle nord :

    La mosquée du Vendredi, Ispahan

    Coupole nord :

    La mosquée du Vendredi, IspahanLa coupole nord, Gonbad-e Khâki fut érigée en 1088. Plus fine et élancée que celle du sud, cette coupole sur trompe et sur plan carré est d'un équilibre et d'une harmonie extraordinaires. Décorée de motifs en briques très rares, on ne sait au juste quelles sont son origine et sa fonction précises. On évoque une ancienne porte de la mosquée, un édifice autrefois isolé, ou un monument de prestige construit par Tâdj al-Molk, un rival de Nizam al-Molk.      

    La mosquée du Vendredi, IspahanUne des trompes coniques au quatre angles de la salle carré créant ainsi un octogone permettant de soutenir la coupole.

    La mosquée du Vendredi, Ispahan


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