• Shiraz, capitale de la Perse sous la dynastie Zand, Iran 2018

    Nous sommes arrivés le 25 juin au soir à Shiraz (ou Chiraz) en avion depuis Téhéran, juste à temps pour aller voir le dernier match de l'Iran du Mondial 2018 Iran-Portugal dans un café branché de la ville. Nous repartirons le 27 au matin pour nous rendre à Persépolis.

    Le nom élamite de la ville était écrit Tiraziš, comme l'attestent les tablettes d'argile élamites trouvées à Persépolis. Ce nom en devenu širajiš en vieux persan, à travers les changements intervenus dans le temps, le nom est devenu شیراز, Šīrāz, en persan moderne. Le nom Chiraz apparaît aussi sur des sceaux d'argile retrouvés à Qasr-i Abu Nasr, une ruine sassanide à l'est de la ville.

    Shiraz a été la capitale de la Perse sous la dynastie Zand de 1750 jusqu'en 1794, quand les Qajars ont déplacé la capitale à Téhéran. Avec Ispahan et Téhéran, Chiraz est aujourd'hui l'une des trois capitales culturelles et artistiques de l'Iran.

    Shiraz, actuellement capitale de la province du Fars, est située dans une plaine à une altitude de 1 486 m, au pied des monts Zagros. Elle a une superficie de 340 km2 et est ainsi la 3e grande ville plus étendue d'Iran après Téhéran et Machhad. Sa population de plus de 1,7 millions de personnes en fait la sixième ville la plus peuplée d'Iran.

     

    SOMMAIRE

    Mosquée Nasir-ol-Molk, Shiraz

    Intérieur de la mosquée Nasir-ol-Molk, Shiraz

    La citadelle du Régent, Arg-e Karim Khan et la Porte du Coran, Shiraz

    Le mausolée de Shâh Cherâgh, Shiraz

    Maison et Jardin Naranjestan Ghavam, Shiraz

    Bazar et mosquée Vakil, Shiraz

    Le tombeau du poète Hâfez, Shiraz

     

    Pour voir les photos de mon trek rendez vous ici : steevephoto.eklablog.com/ascension-du-damavand-5671m-iran-juin-2018

     

  •  

    Hâfez, de son vrai nom Khouajeh Chams ad-Din Mohammad Hafez-e Chirazi (en persan : خواجه شمس‌الدین محمد حافظ شیرازی), est un poète, philosophe et mystique persan né vers 1325 à Shiraz. Il est mort à l'âge de 64 ans, probablement en 1389 ou 1390. Hâfez est un mot arabe, signifiant littéralement « gardien », qui sert à désigner les personnes ayant « gardé », c'est-à-dire appris par cœur, l'intégralité du Coran.

    Il est surtout connu pour ses poèmes lyriques, les ghazals, qui évoquent des thèmes mystiques du soufisme en mettant en scène les plaisirs de la vie.

    Son tombeau est au milieu d'un jardin persan. Il se compose d'une petite coupole reposant sur huit colonnes conçue par l'architecte français André Godard en 1936. Elle abrite une dalle en marbre couverte de calligraphies datant de l'époque Zand (XVIIIe). Il attire encore aujourd'hui de nombreuses personnes, pèlerins ou simples amoureux de poésie, venues lui rendre hommage.

    Hâfez lui même disait que sa tombe serait "le lieu de pèlerinage de tous les sages". Son livre intitulé "divan"  sert même de livre oraculaire (qui a la qualité d'un oracle) et donne lieu à un petit rituel : d'une main on tient le livre fermé, de l'autre on touche la dalle de marbre de son tombeau. Après une brève prière et la formulation d'une question ou d'un vœu, on ouvre le Divan : le poème qui se présente alors constitue une forme d'Oracle, de réponse ou de parole providentielle.

    De jeunes adultes se sont tournés vers les œuvres de Hâfez, particulièrement après qu'un groupe de rock appelé O-Hum se fut consacré à n'utiliser que des paroles de Hâfez. Sa poésie est aussi une des sources d'inspiration du peintre iranien Mahmoud Farshchian.

    Tout comme Ispahan, son histoire tournée vers la culture et l'ouverture vers le monde, fait de Chiraz une ville rebelle, les femmes sont à la pointe du combat contre l'extrémisme religieux et notamment contre le port du voile obligatoire.

    Pour en savoir plus sur Hâfez : https://www.cairn.info/revue-philosophique-2012-1-page-61.htm

     

    Tombeau de Hâfez, ShirazEntrée dans le jardin du tombeau de Hâfez 

    Tombeau de Hâfez, ShirazMarches donnant sur le tombeau dont on aperçoit la coupole

    Tombeau de Hâfez, ShirazTombeau de Hafez avec une famille iranienne, avec les montagnes désertiques entourant Shiraz en arrière plan

    Tombeau de Hâfez, ShirazTombeau de Hâfez

    Tombeau de Hâfez, ShirazCalligraphie sur le tombeau

    Tombeau de Hâfez, ShirazMagnifique décoration de la coupole du tombeau

     

    Photos divers du jardin :

    Jardin du mausolée de Hâfez, Shiraz

    Jardin du mausolée de Hâfez, ShirazSuperbe Iwan

    Jardin du mausolée de Hâfez, ShirazIntérieur d'un bâtiment dans le jardin

    Jardin du mausolée de Hâfez, ShirazCéramique avec une décoration persane typique


    votre commentaire
  • Visité le 26 juin 2018

    Comme dans les autres villes iraniennes, le bazar est une cité dans la cité, autour de laquelle s'articule plusieurs édifices d'importance. L'une des plus belles parties de ce marché aux ruelles couvertes de coupoles est le Sarâ-ye Moshir (1871) : deux étages d'arcades décorées de céramiques abritent des échoppes et entourent une cour octogonale à ciel ouvert.

    Nous déjeunerons dans un très bon restaurant du bazar Vakil

    A coté de l'entrée du bazar, la mosquée Vakil, signifiant mosquée du régent, fut construite par Karim Khân, qui avait fait de Shiraz sa capitale, en 1773. Elle fut restaurée au XIXe sous les Qajars . Bordée de deux iwans en vis à vis, sa grande cour possède un long bassin rectangulaire. Nous passerons à côté mais nous ne visiterons pas cette mosquée dont la salle du mihrab possède des voûtes soutenues par cinq rangés de colonnes torsadées surmontés de très rares chapiteaux à feuilles d'acanthe stylisées. 

     

    Place Vakil, ShirazPlace où se trouve l'entrée de la mosquée (derrière l'arbre) et l'une des entrée du bazar Vakil (au fond)

     

    Sarâ-ye Moshir : une des plus belle partie du bazar

    Sarâ-ye Moshir, ShirazVue sur les arcades décorées de céramiques du premier étage.

    Sarâ-ye Moshir, ShirazVue du premier étage sur la cour octogonale Sarâ-ye Moshir et son bassin

    Sarâ-ye Moshir, ShirazOn peut voir les superbes céramiques des arcades du premier étage

    Sarâ-ye Moshir, Shiraz                                                     Escalier décoré de céramiques menant sur la cour

    Intérieur du bazar Vakil, le principal bazar de Shiraz :

    Bazar Vakil, Shiraz

    Bazar Vakil, ShirazMosaïque à l'une des intersections du bazar Vakil

    Bazar Vakil, ShirazUne des nombreuses coupoles du bazar

    Bazar Vakil, ShirazUne autre coupole du bazar

     

    Bazar Vakil, ShirazÉchoppe d'épices, mon stand préféré dans les bazars du moyen orient avec ses odeurs mélangés et ses superbes couleurs 

    Bazar Vakil, Shiraz

     

    Mosquée Vakil : 

    Mosquée Vakil, ShirazEntrée de la mosquée avec ses mosaïques et ses muqarnas

    Mosquée Vakil, ShirazLes deux petits minarets de la mosquée Vakil 

    Mosquée Vakil, Shiraz

    Hammamm Vakil, ShirazHammam Vakil juste à côté de la mosquée

     

     

     

     


    votre commentaire
  • Visité le 26 juin 2018 entre 9h30 et 10h30

    La Maison Qavam ou Narenjestan e Ghavam est une résidence historique et traditionnelle persane, une des plus belle de Shiraz.

    Elle fut érigée entre 1879 et 1886 par Mirza Ibrahim Khan. La famille Qavam était constituée de marchands originaires de Qazvin, ils devinrent influents sous la Dynastie Zand qui régna de 1750 à 1794.

    Cette résidence reflète l'élégance et le raffinement communs à la haute société persane durant le XIXe siècle. Les tableaux et les plafonds du Narenjestan sont directement inspirés de l' architecture victorienne.

    Le porche aux miroirs est une des principales pièces de la maison, elle possède une point de vue sur le petit jardin, composé de fontaines, de palmiers et de fleurs.

    Pendant la seconde ère Pahlavi, la résidence fit office de siège pour l'Institut de l'Asie, dirigé par Arthur Upham Pope et Richard Nelson Frye, dont la famille du dernier vécut au sein de l'édifice.

    Aujourd'hui, la résidence est un musée ouvert au public.

     

    Maison Naranjestan Qavâm, ShirazJardin Naranjestan Ghavam avec les traditionnelles fontaines

    Maison Naranjestan Ghavam, ShirazMaison Naranjestan Ghavam

    Maison Naranjestan Ghavam, ShirazFronton en céramiques décoré du lion serrant un sabre entre ses pattes, emblème que les Pahlavi adopteront comme symbole de la royauté.

    Maison Naranjestan Ghavam, ShirazIwan tapissé de miroirs 

    Intérieur de la maison Naranjestan Ghavam :

    Maison Naranjestan Ghavam, ShirazIntérieur au premier étage au centre de la maison, toujours une multitude de miroirs. 

    Maison Naranjestan Ghavam, ShirazSuperbe décoration intérieur 

    Maison Naranjestan Ghavam, Shiraz

    Maison Naranjestan Ghavam, ShirazOn peut remarquer les très belles portes en marqueterie

    Maison Naranjestan Ghavam, Shiraz

    Maison Naranjestan Ghavam, Shiraz   Maison Naranjestan Ghavam, ShirazDécoration des portes intérieures

    Jardin Naranjestan Ghavam, ShirazLe jardin vu de la maison Naranjestan Ghavam

     


    votre commentaire
  •  

    La Shah Cheragh, en persan : شاه چراغ (« le Roi de la lumière ») est une mosquée et un mausolée abritant la tombe des frères Amir Ahmad et Mir Muhammad, fils du septième imam chiite Musa al-Kazim.

    Ce site est le plus important lieu de pèlerinage de Shiraz. Amir Ahmad and Mir Muhammad, fils du septième imam chiite Musa al-Kazim et frères de Ali ar-Rida, huitième imam chiite duodécimain, avaient pris refuge dans la ville pendant la persécution des musulmans chiites par les Abbassides vers 800 ap. J.-C. Ils furent poursuivis et tués sur ce site sur ordre du califat.

    Pendant le règne de l'atabeg Imad ed-Din Zengi, fondateur de la dynastie Zengide (dans les années 30 du XIIe siècle ap. J.-C.), le premier ministre du monarque, Amir Muqarrab al-din Badr al-din, fit construire la chambre funéraire, la coupole, ainsi qu'un porche à colonnades. La mosquée est restée en l'état pendant environ deux siècles, jusqu’à ce que de nouveaux travaux furent entrepris par la reine Tash Khatun (la mère de Shah Abu Ishaq Inju) de 1344 à 1349.

    Elle réalisa d'importantes réparations, construisit un édifice, une salle d'audience, un collège et une tombe destinée à elle-même sur le côté sud. Elle présenta un coran unique, en trente volumes, écrit en caractères thuluth dorés avec décoration en or, dans le style du calligraphe de l'époque, Yahya Jamali. Il ne reste rien des bâtiments édifiés par la reine Tash Khatun, mais les volumes du coran ont été préservés et sont exposés au musée Pars de Shiraz.

    À la suite de plusieurs tremblements de terre, la mosquée a été restaurée à diverses reprises au XVIe et XIXe siècles. Mais en raison de nombreuses fissures, la coupole a finalement été démolie en 1958 et remplacée par une structure en acier, plus légère, de même forme que la coupole originale.

    L'édifice actuel se compose du portique original, à l'est, avec ses dix colonnes, d'une vaste cour flanquée de quatre iwans, d'une mosquée, à l'ouest, et de diverses salles. L'ensemble frappe par sa riche décoration : mosaïques parsemées d'éclats de miroirs recouvrant murs, voûtes et plafonds, inscriptions en stuc, portes couvertes de panneaux en argent. Le tombeau, ceinturé de grilles d'argent massif à gros maillons, se trouve dans une salle située entre la mosquée et la coupole, particularité que l'on retrouve dans les autres lieux de pèlerinage de Shiraz. Deux minarets de taille relativement petite, se dressent aux deux extrémités du portique.

    Les photos ne sont pas de très bonne qualité car les gros appareils photos sont interdits, je n'ai pu en faire qu'avec mon téléphone ce qui n'était pas très pratique vu la forte lumière étant donné que la visite a eu lieu en plein après midi. Les touristes ne peuvent entrer qu'en prenant un guide fourni gracieusement. L'entrée des hommes et des femmes est distinct et les femmes ont l'obligation de porter le tchador.

    Première cours du mausolée de Shâh Cherâgh 

    Mausolée de Shâh Cherâgh, ShirazAu fond la porte en mosaïques bleues mène à la cour principale du mausolée 

    Mausolée de Shâh Cherâgh, Shiraz

    Mausolée de Shâh Cherâgh, Shiraz

    Mausolée de Shâh Cherâgh, ShirazPorte menant à la cour principale

    Cour principal du mosolée :

    Mausolée de Shâh Cherâgh, Shiraz

    Mausolée de Shâh Cherâgh, ShirazLa même porte vue du côté de la cour principale 

    Mausolée de Shâh Cherâgh, ShirazMosquée du mausolée avec ses deux minarets.

    Le mausolée de Shâh Cherâgh, Shiraz                                              Un des deux minarets de la mosquée 

     

    Mausolée de Shâh Cherâgh, ShirazMausolée comprenant les deux tombeaux 

    Mausolée de Shâh Cherâgh, ShirazEntrée du Mausolée comprenant les deux tombeaux, et vue sur la grande cour avec la mosquée au fond

    Mausolée de Shâh Cherâgh, ShirazEntrée du premier tombeau

    Mausolée de Shâh Cherâgh, ShirazPremier tombeau de Amir Ahmad et son frère Mir Muhammad, fils de la septième Imam et frères de l'Imam Reza.

    Mausolée de Shâh Cherâgh, ShirazDeuxième tombeau

    Mausolée de Shâh Cherâgh, Shiraz

    Mausolée de Shâh Cherâgh, ShirazIwan en face de la mosquée

     

     

     


    2 commentaires
  • La ville conçue par Karim Khân a perdu son unité d'antan, mais quelques uns de ses principaux édifices existent toujours.

    La citadelle du Régent, Arg-e Karim Khân est un palais fortifié en brique, de forme quadrangulaire. Ses tours d'angle sont décorées de sobres motifs géométriques. Des orangers et des canaux occupent le centre de la cour intérieure, bordés de trois iwans, d'un hammam et de salles ponctuellement décorées de peintures.

     

    La citadelle du Régent, Arg-e Karim Khân

    La citadelle du Régent, Arg-e Karim Khân

    La citadelle du Régent, Arg-e Karim Khân

    La citadelle du Régent, Arg-e Karim KhânEntrée de la citadelle

    La citadelle du Régent, Arg-e Karim KhânPanneau de carreaux au-dessus de l'entrée de la citadelle : Rostam tuant le démon blanc

    Rostam (en persan : رستم, Rostam) est un héros mythique de la Perse antique, fils de Zal et de Rudaba. Par certains aspects, la position de Rostam dans la tradition historique est similaire à celle de Surena, le héros de la Bataille de Carrhes. Son personnage a été affublé de nombreuses caractéristiques de la personnalité historique de Rostam. Ce dernier était toujours présenté comme le plus fort des héros perses, et l'atmosphère des épisodes dans lesquels il intervient est une forte réminiscence de la période askhanienne (L'Empire parthe (247 av. J.-C. – 224 ap. J.-C.), également appelé Empire arsacide (persan moderne : اشکانیان, Ashkāniān)).

    Il a été immortalisé par le poète du Xe siècle Ferdowsi Tusi dans le Shâh Nâmeh ou Livre des Rois, qui contient le folklore et l'histoire pré-islamique.

     

    Porte du Coran

    Elle est située à l'entrée nord-est de la ville, au nord du mausolée de Hafez. 

    Elle a été construite pour la première fois sous le règne de Azad o-dowleh, au Xe siècle de notre ère. Elle subit de nombreux dégâts au temps de la dynastie Zand. À sa restauration, une petite pièce est ajoutée au-dessus de la porte. Deux copies manuscrites du Coran, appelées Hifdah-Man et écrites par le Sultan Ibrahim Mirza (petit-fils du conquérant Tamerlan) dans les années 1430-1431, y seront conservées jusqu'en 1936-1937. Les voyageurs passant sous la porte étaient censés recevoir la bénédiction du livre sacré à leur sortie de la ville.

    Pendant la dynastie qâdjâr, la porte est presque détruite par plusieurs séismes. Elle est reconstruite plus tard par Mohammad Zaki Khan Nouri. En 1937, la vieille porte est dynamitée par le gouverneur général de la ville afin d'élargir la route. Une nouvelle porte du Coran, plus grande, est reconstruite à proximité en 1947 par Hosein Igar, un marchand aussi connu sous le nom de E'temad Al-Tejar.

    Porte du Coran, Chiraz

    Porte du Coran, Chiraz

    Porte du Coran, ChirazEn amont de la porte du Coran, en sortant de la ville

     

    Porte du Coran, ChirazStatut proche de la porte du Coran.


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique